Arne-Jacobsen-City-Hall-Vaegur-Groen-43483.png Arne Jacobsen City Hall wall clock, 21 cm, in green with a bar dial and no numerals
on September 25, 2026

City Hall d'Arne Jacobsen : l'horloge à index d'un hôtel de ville

La plupart des horloges que l'on accroche chez soi ont été dessinées pour être vendues. L'horloge City Hall, elle, a été dessinée pour être installée, comme un équipement parmi d'autres dans un bâtiment public, et cette origine explique encore son cadran dépouillé et sa façon d'occuper un mur. Cet article retrace l'histoire du modèle, explique pourquoi il n'a pas de chiffres et montre comment les tailles actuelles se rattachent à l'idée de départ.

Un architecte qui dessinait tout le bâtiment

Arne Jacobsen (1902–1971) a été formé comme architecte et l'est resté toute sa carrière, mais il s'arrêtait rarement aux murs. Sur ses grandes commandes, il dessinait le mobilier, les luminaires, les poignées de porte, les couverts et les textiles, pour que chaque objet touché par un visiteur relève de la même pensée. Ses horloges sont nées de la même habitude : il les dessinait comme des équipements pour des bâtiments qu'il était déjà en train de concevoir.

Les hôtels de ville faisaient partie de ce travail. Un hôtel de ville sert le public toute la journée : on y fait la queue, on attend son rendez-vous, on assiste au conseil municipal, on se presse d'un bureau à l'autre. Dans un tel bâtiment, une horloge n'a rien d'un ornement. Elle fait partie de l'équipement, au même titre que la signalétique ou l'éclairage.

L'horloge City Hall appartient à ce pan de l'œuvre de Jacobsen. Son nom rappelle le type de commande pour lequel elle a été dessinée : une horloge destinée aux murs d'un bâtiment municipal, prescrite par l'architecte comme partie intégrante de l'intérieur plutôt que choisie dans un catalogue après coup. Rosendahl, qui produit aujourd'hui les horloges Arne Jacobsen, présente le modèle actuel comme fidèle aux dessins d'origine.

Horloge murale City Hall d'Arne Jacobsen, 16,5 cm, cadran blanc, index noirs et fines aiguilles noires
L'horloge murale City Hall blanc/noir dans sa plus petite taille, Ø16,5 cm : des index à la place des chiffres, et rien d'autre sur le cadran.

Un cadran réduit à des index

Devant le cadran, ce que l'on remarque d'abord, c'est ce qui manque. Pas de chiffres, pas de logo qui dispute l'attention aux aiguilles, pas de minuterie imprimée sur le pourtour. Les heures sont marquées par de simples barres, et les aiguilles, fines et sombres, se détachent sur un fond uni. Rosendahl résume la position de Jacobsen en une phrase : une horloge doit donner l'heure, et rien de plus.

Ce dépouillement a un sens pratique dans un bâtiment public. La plupart des gens lisent l'heure à l'angle des aiguilles, pas aux chiffres, qui alourdissent donc le cadran sans apporter grand-chose. Les barres se lisent nettement d'un bout à l'autre d'une pièce, gardent le cadran calme à côté de la signalétique et n'enferment pas le dessin dans une typographie particulière. Un cadran à chiffres trahit l'époque où il a été lettré. Un cadran à barres en dit très peu, et c'est pourquoi celui de la City Hall paraît toujours actuel des décennies plus tard.

C'est aussi ce qui distingue la City Hall au sein de la famille. Les autres horloges de Jacobsen empruntent d'autres voies : la Roman utilise des chiffres taillés dans la même épaisseur que ses aiguilles, tandis que la Bankers conserve des index et de fines aiguilles qui lui sont propres. Si vous hésitez entre elles, notre guide des horloges murales Bankers, Roman, Station et City Hall d'Arne Jacobsen place les quatre cadrans côte à côte.

Un boîtier qui fait flotter l'horloge

Le second détail déterminant est le boîtier. Les horloges murales ont un boîtier en aluminium qui porte un verre minéral concave, et l'ensemble donne l'impression que l'horloge flotte juste devant le mur. Dans un couloir d'hôtel de ville, ce léger décollement aide l'horloge à se lire comme un instrument plutôt que comme un cercle peint. Chez soi, il donne à l'objet une ligne d'ombre et une profondeur qu'une horloge plate n'a pas.

Les profondeurs restent modestes. La City Hall Wall clock Ø21 cm mesure 5,4 cm de profondeur, la City Hall Wall clock Ø29 cm 6 cm et la City Hall Wall clock Ø16.5 cm white/black 5 cm. C'est assez pour créer l'effet de flottement sans que l'horloge ne déborde maladroitement dans un couloir.

Horloge murale City Hall d'Arne Jacobsen verte, 29 cm, accrochée au mur, le boîtier légèrement décollé de la surface
La City Hall Wall clock Ø29 cm en vert, où le boîtier et le cadran partagent la même couleur.

Tailles et coloris aujourd'hui

Le modèle est produit en trois tailles murales et une version à poser. Les informations ci-dessous proviennent des fiches techniques des produits.

ModèleDimensionsPoidsMatériauxColoris
Horloge murale Ø16,5 cmØ16,5 cm, 5 cm de profondeur0,55 kgVerre minéral, boîtier en aluminium, ABSBlanc/noir
Horloge murale Ø21 cmØ21 cm, 5,5 cm de hauteur, 5,4 cm de profondeur0,309 kgVerre minéral, boîtier en aluminium, ABSVert, bleu, blanc/noir
Horloge murale Ø29 cmØ29 cm, 6 cm de hauteur et de profondeur0,344 kgVerre minéral, boîtier en aluminium, ABSVert, bleu, blanc/noir
Horloge de table Ø11 cm12 x 11,3 x 6,7 cm0,27 kgVerre PMMA, plastique ABSNoir, beige sable

La version blanc/noir en est la lecture classique : un cadran clair, des index et des aiguilles sombres. Les éditions verte et bleue sont issues de la palette de couleurs de Jacobsen lui-même et s'appliquent au cadran comme au boîtier, si bien que l'horloge se lit comme un disque d'une seule couleur sur lequel sont tracés les index et les aiguilles. Cette édition ton sur ton est une interprétation plus récente, mais elle garde un cadran aussi discret que l'original.

Horloge murale City Hall d'Arne Jacobsen bleue, 21 cm, cadran et boîtier bleus
L'horloge murale Ø21 cm en bleu, l'une des couleurs tirées de la palette de Jacobsen.

Du mur au bureau

La City Hall Table clock Ø11 cm ramène le même cadran à index à onze centimètres et le pose sur un fin piètement en métal. Ce piètement est un clin d'œil assumé au mobilier de Jacobsen : ses pieds fins rappellent ceux des chaises Ant et No. 7, si bien que l'horloge transpose le langage du mobilier de l'architecte sur un bureau ou une table de chevet. La version de table fait office de réveil, avec fonction snooze et capteur de lumière, et existe en noir ou en beige sable.

C'est la seule pièce de la série qui n'a jamais été pensée pour un mur public. Ce qui la relie aux horloges d'hôtel de ville, c'est le cadran : les mêmes index, les mêmes aiguilles fines, le même refus d'ajouter quoi que ce soit qui n'aide pas à lire l'heure.

Horloge de table City Hall d'Arne Jacobsen noire, 11 cm, sur un fin piètement en métal
La City Hall Table clock Ø11 cm en noir, avec un piètement qui rappelle les pieds des chaises de Jacobsen.

Vivre avec une horloge dessinée pour un bâtiment

Parce que l'horloge City Hall a été conçue comme un équipement architectural, elle donne le meilleur d'elle-même quand on la traite comme tel. Accrochez-la là où une horloge sert vraiment : au-dessus d'une porte de cuisine, au bout d'un couloir, face à un bureau. La Ø29 cm se lit confortablement dans un séjour ouvert sur la salle à manger, la Ø21 cm convient à un mur de cuisine ou à un bureau, et la Ø16,5 cm trouve sa place dans les espaces étroits, comme un trumeau d'entrée entre deux portes. Laissez-lui un mur dégagé, pour que la ligne d'ombre sous le boîtier fasse son effet, et évitez de l'entourer de cadres de taille similaire.

L'entretien est simple : essuyez le verre et le boîtier avec un chiffon doux et sec. Le mouvement fonctionne à pile, de sorte que l'horloge peut aller sur n'importe quel mur, sans prise à proximité.

Si le cadran à index de la City Hall convient à votre intérieur, les autres modèles de Jacobsen montrent comment le même architecte a répondu à la question avec des chiffres et d'autres proportions. Découvrez toute la collection Arne Jacobsen Clocks pour comparer chaque cadran et chaque taille.